La Belle Inconnue

Il est là. Juste là. Et moi je le regarde. Envieuse. Je voudrais sa tranquillité. Je ressens quelque chose de très fort en sa présence. Comme une force et une passion. S'il vous plaît faite qu'il me remarque. Je sens qu'il ressent comme moi. Son regard mystérieux et vide... sa souffrance... Aujourd'hui je l'aborderais. Non demain. Oui demain c'est mieux. C'est déjà pas aujourd'hui. Tous les midis je le vois. Et ma souffrance se fait discrète tout d'un coup comme par enchantement. Oui c'est cela de l'enchantement. Son être tout entier m'attire et m'a ensorcelé. C'est étrange comme sensation mais agréable. Un sentiment de liberté. Je ne suis plus oppressée je sors de l'obscurité. Le reste de la journée n'est qu'un mauvais moment à passer, comme toutes ces années auparavant. Tout n'a été que déchéance... haine... automutilation... Et si c'était mon antidote ? Lui parler... juste être à ses côtés... Il est souvent seul comme moi. C'est peut-être la Belle Inconnue venue me chercher. Oh oui ! Viens ! Délivre-moi de tous mes maux. Je suis à toi... tout mon corps t'appelle depuis tant de temps. A chaque seconde, chaque battement de mon c½ur, chaque tournant de rue, chaque pas, chaque regard... Est-ce toi ? Non pas encore... Et chaque fois la même déception. Car il faut encore attendre, encore souffrir pour encore plus me haïr. La vie n'est que souffrance la mort est délivrance. Je ne veux plus : crier, pleurer, me haïr, t'implorer chaque nuit. Le regarde vide je m'approchai de lui étant persuader que c'était Elle. J'en suis tombée amoureuse. Il a fallu d'un instant. C'est mon ange, ma délivrance. Nos corps ne firent qu'un dans l'heure qui suivit. J'aurais voulu que cette nuit dure une éternité, tant de plaisir. L'extase pure. Enfin j'éprouvais de la joie. Le réveil fut difficile. Je n'étais pas morte. Je trouvai un mot sur l'oreiller disant : « je garderais à jamais cette nuit gravée dans ma mémoire. Jamais je ne t'oublierais. J'aurais aimé te rencontrer avant mais je dois retrouver ma femme. Je t'aime mais je n'ai pas le courage de la quitter. Si seulement... comme c'est dur, tu es tellement belle. Ne cherche pas à me revoir s'il te plaît. Je ne reviendrais plus au café ce serait trop dur... Adieu » Un hurlement sorti de tout mon corps. Je cassai tout autour de moi. Il existait encore pire comme souffrance : celui d'aimer de toute son âme. Je m'effondrai. Les larmes sur mon visage coulent, mon corps tremble. Je cris j'hurle. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Puis la haine et le dégoût s'empare de moi. Mes ongles griffèrent tout mon corps. Même la Belle Inconnue ne me désire pas. Je lève mes yeux rouges, mon corps griffé et meurtris. Je me dirige vers la fenêtre, l'engendre. Je ne vois plus rien. Si Elle ne vient pas à moi, je viendrais à Elle. C'en est trop. 7ème étage.

Auteur : Gaara

# Posté le samedi 26 août 2006 05:38

aphorisme...

aphorisme...
"Je l'ai jetée dans tes bras à défauts de l'avoir dans les miens."

Auteur : Circee

# Posté le mardi 01 août 2006 16:44

Modifié le mardi 01 août 2006 18:25

la cuisine

la cuisine
La cuisine était glaciale et humide. Vincent se disait depuis quelque mois qu'il fallait la changer. Il n'en avait jamais eu l'occasion. Mais elle n'a pas toujours été triste cette cuisine. Vincent se souvient quand il avait emménagé avec Pauline. Pauline était entrée dans la pièce et elle s'était mise à briller. Mais depuis quelque temps, la pièce ne brillait plus. Pauline s'était faîte incinérée. Ses cendres ont été dispersées un peu partout dans la manche. Elle avait toujours grandi à Jersey et rêvait d'y retourner. Seulement, Il lui a repris la vie trop tôt.
Vincent était là à regarder les meubles de cette cuisine délabrée depuis huit mois. Le frigidaire était encore ouvert. Il fallait lever mais il n'y arrivait pas. Les jambes trop lourdes peut-être. Il se rappelait son enfance à Lyon. Il se souvenait quand tous les mercredis après-midi, il allait faire du skate board sur la place de l'opéra. C'était justement un des ces mercredis qu'on lui appris la mort de ses parents. Ce fût le dernier mercredi. Il ne toucha plus au skate board après cela. Il n'avais que 14 ans. Mais Vincent le savait, ses parents ne sont en rien responsables de qu'il est devenu. Heureusement, Pauline l'a sauvé. Il s'en souviendra toujours. Enfin, il s'en souvenait. Quand il se sont rencontrés, Vincent militait pour l'extrême droite. Même dans cette cuisine il ne regrettait pas cette époque.
Mais si tout était à refaire, il le referait. Il croyait au destin. Mais il voulait une chose avant tout, sortir de cette cuisine lugubre. Les stores à la fenêtre s'étaient détachés, la nourriture du chat commençait à pourrir. Ca faisait combien de temps que le chat s'était fait écrasé par la focus en bas de l'immeuble ? Vincent ne savait pas Il ne savait plus rien. Il se souvenait d'une chose, là où il avait cacher le corps de Pauline. C'était dans la cave. Mais la police l'a retrouvé le corps. Et Vincent était là effondré. Il ne regrettait toujours pas. Et s'il fallait le refaire il le referait. C'était son destin.
Il voulait sortir de cette cuisine. Il ne bougeait plus. Il voulait, mais il ne pouvait pas. Il était connu dans le quartier. Quelqu'un de tranquille, sans problèmes. En y repensant, il se disait que finalement il n'y avait que Pauline qui le connaisse vraiment. Il aurait aimé être connu. C'était son rêve. Mais ce n'était pas son destin. Pourtant il aura tout fait pour forcer le destin. Mais aucun journaux ne parlait de lui. Aucun. Jamais.
Il était toujours là, dans cette cuisine. La hotte ne marchait plus. Elle avait pris feu. Vincent était allongé là, au pied du frigidaire ouvert. Le bac à glaçons commençait à lui goutter sur le front. Il n'arrivait plus à fermer les yeux. Il était trop fatigué pour ça. Depuis combien de temps était-il sous ce frigidaire ? Deux heures, trois heures tout au plus. L'appartement était petit. Une cuisine, des toilettes, une salle de bain, une chambre et une pièce minuscule où toute les autres pièces se rejoignaient. Il était sombre. Le papier peint se décollait, la peinture s'effritait. Et cette odeur. Sans doute le premier chat de Vincent. Il était mort de faim et Vincent l'avait complètement oublié. Mais maintenant, allongé par terre, il le voyait. Dans l'autre pièce, allongé sous le canapé.
Ca y est. Il sentait qu'il partait. Sa respiration se coupait de plus en plus. Ses principales interrogations étaient de savoir quand est-ce qu'on allait le retrouver, et qui allait le retrouver. Mais également qui va conduire la focus immonde que Pauline avait choisie...

Auteur : Cactus Rouge

# Posté le vendredi 21 juillet 2006 13:40

Modifié le samedi 22 juillet 2006 06:28

La Danse

La Danse
à l'instant où mon pied éfleura le sol, je compris que quelque chose clochait.
Peut-être était-ce la froideur si inhabituel qui traversa ma peau et se transmit à tout mon corps en une fraction de seconde?
ou alors le fait qu'il n'était que 4h35 du matin mais que je sentais le besoin de me lever...
En tout cas, me voilà parti. je descend les grands escaliers en bois.
ils ne craquent pas cette fois.
en bas, il y a du carrelage. je le redoute. je pose la pointe de mon pied sur cette dalle et là, à ma grande surprise, elle est moins froide que le sol de ma chambre.
J'avance, seul, dans le noir, jusqu'à l'interrupteur. J'allume.
tout est si calme... je ne suporte pas ce silence qui bourdonne dans mes oreilles.
J'avance quand même. J'entre dans la salle à manger.
Les meubles n'ont pas bougés, mais il règne une atmosphère plus qu'étrange.
C'est comme si tout ces meubles attendaient. Quoi? je n'en sais rien.
soudain, je suis pris de vertige. La piece à l'air si haute! les meubles sont si grands!
tout est démesuré. Sauf moi. Je ferme les yeux, puis les ouvre, et les refermes, mais rien n'y fait.
je me sentais petit et insignifiant devant cette immense pièce qui jadis était de taille normale. Mes pieds sont comme cloués au carrelage tiède. Je n'arrive plus à avancer... mais je veux savoir ce qu'il y a derriere la porte de la cuisine. Pourquoi? ça non plus je ne le sais pas. mais je ressens le besoin d'aller voir. le même besoin qui m'a fait lever. mon pied droit se soulève péniblement et avance sans vraiment lacher le sol. l'autre suit. j'avance, ça y est. La traversé de la salle à manger me semble interminable. Enfin j'arrive devant la porte de la cuisine. elle est immense et n'en fini pas de grandir. Je la pousse lentement, et elle s'ouvre en grand dans un bruit assourdissant. Et puis plus rien. la lumière est normale, le carrelage froid, la salle à manger a repris sa taille initiale, seule ma mère me parait étrange. elle était là, elle valsait lentement. tres lentement. Ses membres se laissaient emporter par ce rythme subtil elle tirait légerement la langue, et regardait ses pieds avec des yeux vides. Je la regarde et lui dit "Maman je peux danser avec toi?" elle ne me répondit pas. j'attrappai ses pieds qui ne touchaient plus le sol, et commença à danser à son rythme. nous restâmes ainsi pendant des heures.

Auteur : Zack
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# Posté le mercredi 19 juillet 2006 05:38

Un verre...

Un verre devant moi. Des somnifères à côté. Mes larmes sur mes joues. J'ai mal à la tête putain. Il est trois heures du mat et je ne dors toujours pas, toujours pas. Je Bad trip. Je pense à ma journée pitoyable, je mets un somnifère dans le verre. Je repense à mon année, j'en rajoute un deuxième. Mes amies : un de plus. Ma tête putain, j'ai trop mal. J'en rajoute un, je ne me souviens plus si je l'ai mis pour mes amies. Enfin je pense surtout à elle, qui est partie et m'a laissée seule. Si seule... J'en remets un autre. Et bien sûr je pense à lui... j'en mets 4, il me faut la dose pour lui. Je veux pouvoir dormir sans rêver, sans me torturer. Laissez mon esprit si fatigué en paix, et mon c½ur si fracturé en paix aussi. Du calme, du silence. Je bois mon verre, combien il y en avait ? Je pense encore à lui putain, lui qui me détruit, lui qui s'en fout, lui qui m'utilise, lui qui joue avec mes sentiments. Il ne sait pas combien je suis fragile. J'en rajoute 2. Il faut que ça cesse. Putain de mal de tête. Putain de vie. Putain de sentiment. Ma chambre s'assombrit, ce sont surement mes yeux qui se ferment. Combien j'en ai pris ? Je me souviens plus... J'ai mal au ventre. Je ne pense plus, j'ai sommeil. D'un sommeil profond que je cherchais depuis des mois. Je ne vois plus son visage qui me hantait... Je vois une prairie, la paix. Je souris. Je sens le vent sur mon visage. Combien... pas plus de 4... On s'en fout... je suis bien... je quitte ce monde .... Enfin je suis libre...

Auteur : Gaara

# Posté le mercredi 19 juillet 2006 05:20